
Le Ghana sera bien au rendez-vous de la Coupe du monde 2026. Les Black Stars ont validé leur qualification pour la cinquième fois de leur histoire et figurent parmi les dix représentants africains attendus aux États-Unis, au Canada et au Mexique.
Sous la conduite successive d’Otto Addo puis de Carlos Queiroz, la sélection ghanéenne a survolé le groupe I des éliminatoires. Avec huit victoires, un match nul et une seule défaite, elle a laissé derrière elle des concurrents pourtant redoutables comme Madagascar et le Mali.
Porté par un Jordan Ayew décisif, meilleur buteur ghanéen de la campagne qualificative, le Ghana a su répondre présent dans les moments clés. Si l’absence de Mohammed Kudus, blessé, constitue un coup dur pour l’équipe, l’effectif conserve de solides arguments. Antoine Semenyo, récemment transféré à Manchester City, sera l’une des principales armes offensives d’une sélection également renforcée par plusieurs joueurs évoluant dans le championnat français.
Le tirage au sort n’a cependant pas épargné les Black Stars. Placés dans le groupe L avec l’Angleterre, la Croatie et le Panama, les Ghanéens débuteront leur tournoi à Toronto face au Panama avant d’enchaîner avec un choc très attendu contre l’Angleterre à Boston. Leur phase de groupes s’achèvera à Philadelphie face à la Croatie. L’objectif affiché reste une qualification pour les huitièmes de finale, rendue plus accessible par le nouveau format du Mondial qui permet également aux meilleurs troisièmes de poursuivre l’aventure.
L’héritage des Ayew et la fierté d’une nation
Au-delà de ses performances sportives, le Ghana continue de s’appuyer sur un héritage footballistique unique. La famille Ayew en est l’incarnation parfaite. Le patriarche Abedi « Pelé », figure légendaire du football africain, a transmis sa passion à ses fils, dont André Ayew, recordman des sélections avec 120 apparitions, et Jordan Ayew, actuel capitaine de l’équipe nationale.
Avec déjà 117 sélections et 33 réalisations, Jordan Ayew pourrait dépasser son frère aîné au cours de cette Coupe du monde. Plus qu’un symbole, il représente la continuité d’une dynastie qui accompagne l’histoire du football ghanéen depuis plusieurs décennies.
Pour mener cette génération, la fédération a misé sur l’expérience de Carlos Queiroz. Le technicien portugais de 73 ans, passé notamment par le Portugal et l’Iran, a été nommé après son départ d’Oman. Son vécu des grandes compétitions constitue un atout supplémentaire pour une équipe en quête de stabilité après un changement tardif de sélectionneur.
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L’identité ghanéenne s’exprime également à travers le nouveau maillot extérieur dévoilé pour le tournoi. De couleur dorée et inspiré du kente, tissu traditionnel inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco depuis 2024, il rend hommage à l’histoire et aux traditions du pays. Fidèle partenaire de la sélection, Puma a voulu rappeler à travers cette création la symbolique de l’étoile noire du drapeau ghanéen, emblème de liberté et d’émancipation africaine.
Malgré l’absence de Kudus et les incertitudes liées à la transition sur le banc, le Ghana aborde ce Mondial avec de réelles ambitions. Entre un Jordan Ayew en quête de records, un Antoine Semenyo annoncé comme l’une des révélations du tournoi et un fort attachement à son identité, les Black Stars entendent une nouvelle fois faire rayonner leur étoile sur la scène mondiale.

