
Des précédents qui interrogent
CAN 2025 : Depuis le début de la compétition, le nom de Boubou Traoré est régulièrement associé à des situations polémiques. Lors d’un match de phase de groupes entre le Nigeria et la Tunisie, l’arbitre malien avait été vivement critiqué pour sa gestion du jeu. Une action litigieuse avait notamment retenu l’attention, lorsqu’il n’avait pas laissé l’avantage sur une contre-attaque tunisienne, provoquant une séquence confuse conclue par la blessure de Mohamed Ali Ben Romdhane.
En fin de rencontre, un penalty accordé à la Tunisie pour une main jugée discutable avait encore accentué la tension sur le terrain. Ces décisions ont laissé une impression mitigée et renforcé les doutes autour de son arbitrage dans des matchs à fort enjeu.
Un arbitre déjà au cœur des critiques avant la CAN
Les controverses ne datent pas uniquement de cette édition de la Coupe d’Afrique des nations. En juin dernier, lors d’un match amical entre le Maroc et la Tunisie, Boubou Traoré avait déjà été pointé du doigt. La rencontre, marquée par une accumulation de fautes et un climat très tendu, s’était conclue par l’expulsion du défenseur tunisien Ali Abdi après un second carton jaune largement discuté. Ce match avait relancé le débat sur sa capacité à maîtriser des rencontres à forte intensité.
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Un bilan statistique contrasté
Malgré ces critiques, les chiffres jouent plutôt en faveur du Maroc. Sous l’arbitrage de Boubou Traoré, les Lions de l’Atlas affichent un bilan globalement positif, avec plusieurs victoires et très peu de revers. Un contraste saisissant avec la Tanzanie, qui n’a connu qu’une seule rencontre dirigée par l’arbitre malien, soldée par une lourde défaite face au Cap-Vert.
Ce contexte explique pourquoi cette désignation est autant scrutée. Dans un huitième de finale où la pression est maximale, chaque décision arbitrale pourrait peser lourd, ravivant une polémique déjà bien installée autour de l’homme au sifflet.

