
La Coupe du monde 2026 s’annonce comme un tournant majeur pour le football mondial. Avec un format élargi à 48 équipes et une organisation conjointe entre les États-Unis, le Canada et le Mexique, la compétition va franchir une nouvelle étape en termes de portée et de logistique. Mais la FIFA ne s’arrête pas là : dès aujourd’hui, elle prépare l’attribution des prochaines éditions selon une logique mêlant rotation continentale, symbolique historique et poids économique.
L’édition 2030, célébrant le centenaire de la compétition, sera unique dans l’histoire du tournoi. La majorité des matchs se déroulera en Espagne, au Portugal et au Maroc, tandis que trois rencontres inaugurales auront lieu en Uruguay, en Argentine et au Paraguay, en hommage aux origines de la Coupe du monde. Cette configuration fera de 2030 la première édition disputée sur trois continents. Si la dimension symbolique est forte, l’essentiel de la compétition profitera des infrastructures modernes et de la proximité géographique de l’Europe et de l’Afrique pour faciliter la logistique.
Vers une Coupe du monde globale et stratégique
Pour 2034, la FIFA a déjà orienté son choix vers la zone Asie-Océanie, conformément à son principe de rotation. L’Arabie saoudite, grâce à un projet ambitieux et des investissements massifs dans les infrastructures sportives et urbaines, se profile comme le principal candidat. Fort de son expérience dans l’organisation d’événements internationaux, Riyad pourrait confirmer la stratégie de la FIFA d’étendre son empreinte au Moyen-Orient, après le succès du Qatar en 2022.
Au-delà de 2034, plusieurs régions visent à retrouver le devant de la scène. L’Afrique subsaharienne, absente depuis l’Afrique du Sud en 2010, prépare des candidatures conjointes impliquant le Nigeria, le Ghana, le Sénégal ou des pays d’Afrique de l’Est. L’Amérique du Sud, malgré son rôle symbolique en 2030, pourrait également accueillir à nouveau le tournoi grâce à ses infrastructures et à sa tradition footballistique.
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Avec 48 équipes, la Coupe du monde devient un défi logistique, sécuritaire et financier majeur. Les candidatures conjointes sont appelées à se généraliser, permettant de partager les coûts, d’accroître la capacité d’accueil et de mieux répartir les matchs. À terme, le tournoi ne sera plus seulement un événement sportif : il se transformera en un projet géopolitique, économique et diplomatique, où l’influence régionale comptera autant que la passion du football.

