
Quique Sánchez Flores tire à boulets rouges
Invité de El Partidazo de COPE, Quique Sánchez Flores, ancien joueur du Real Madrid et ex-entraîneur des équipes de jeunes, n’a pas mâché ses mots. Dressant le portrait d’un club en pleine crise, il est d’abord revenu sur la destitution de Xabi Alonso, une décision qui, selon lui, « ne l’a pas surpris » et qui représentait même « la meilleure option pour l’entraîneur ».
Vinicius, symbole d’un malaise profond
Mais ce sont surtout ses propos sur Vinicius qui ont retenu l’attention. Pour Sánchez Flores, le comportement du Brésilien est révélateur d’un dysfonctionnement interne plus large. « Je suis du côté des supporters, très nerveux avec Vinicius. Depuis deux ans, il ne représente plus les valeurs du Real Madrid », a-t-il affirmé, jugeant le joueur « très éloigné du footballeur qu’il peut devenir ».
Le Clásico, révélateur d’un problème d’autorité
L’ancien Merengue estime que l’épisode du Clásico, marqué par le remplacement de Vinicius par Xabi Alonso, a mis en lumière un manque de soutien clair envers l’entraîneur. « Le club devait choisir entre l’entraîneur et le joueur… et il a choisi le joueur », analyse-t-il. Une décision qui, selon lui, fragilise la hiérarchie sportive et affaiblit la discipline du vestiaire.
Une rébellion qui dépasse le cas individuel
Sánchez Flores va plus loin, évoquant une forme de contagion au sein du groupe. « Quand un joueur se rebelle, il ne le fait jamais seul. Il entraîne toujours ses proches avec lui », explique-t-il, laissant entendre que cette attitude pourrait affecter d’autres cadres de l’effectif madrilène.
Une identité de jeu en perdition
Sur le terrain, les conséquences seraient visibles. Le technicien décrit une équipe déséquilibrée, dotée de deux milieux peu créatifs, incapables de connecter avec des attaquants comme Mbappé et Vinicius, provoquant « un immense court-circuit » dans le jeu. Pour lui, il est impossible de faire porter l’entière responsabilité de cette situation à Xabi Alonso.
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Une crise de valeurs avant tout
« Si certaines choses sont travaillées à l’entraînement et ne se reproduisent pas en match, le problème ne vient pas de l’entraîneur », insiste-t-il. Pour Quique Sánchez Flores, la crise actuelle du Real Madrid dépasse largement la dimension tactique. Elle relèverait avant tout d’un « manque de valeurs », dont Vinicius est devenu, malgré son talent, l’expression la plus visible.

