
Le week-end a laissé des traces profondes à Rennes et à Metz. Selon L’Équipe, deux techniciens, Habib Beye et Stéphane Le Mignan, voient leur avenir sérieusement menacé après de nouvelles contre-performances inquiétantes.
Rennes dans le doute
La défaite du Stade Rennais à domicile face à Nice (1-2) a provoqué un véritable électrochoc. Invaincus jusque-là au Roazhon Park, les Bretons ont complètement raté leur première période, qualifiée de « catastrophique », avant une réaction trop tardive. Avec seulement 11 points et une 10e place, Rennes reste loin du top 5 et s’enlise dans le doute.
« La première mi-temps n’était pas au niveau. On a réagi en hommes, mais c’est logique », a reconnu le gardien Brice Samba, lucide sur les manques du groupe.
Dans les tribunes, le kop rennais a réclamé des explications. Beye, averti pendant la rencontre, a préféré ne pas venir discuter « à chaud », laissant Embolo, Samba et Rongier échanger avec les supporters. « Ils ne vont pas nous lâcher, nous non plus », a assuré Embolo, tandis que Samba concédait : « On ne montre pas le meilleur visage du Stade Rennais, il faut assumer. »
Sur le plan tactique, Habib Beye cherche toujours la bonne formule. Après avoir testé le 3-5-2 puis le 4-4-2, il a encore modifié son schéma à la pause face à Nice, sans résultat. « Ce n’est pas un bon début de saison sur le plan comptable », a-t-il reconnu. Avec seulement deux victoires en neuf matchs, sa situation devient précaire. Les prochains rendez-vous, mercredi à Toulouse puis dimanche contre Strasbourg, pourraient être décisifs pour son avenir.
Metz au bord du gouffre
À Metz, la situation est encore plus critique. Lourdement battus à Lille (1-6) après des revers à Marseille (0-3) et à Toulouse (0-4), les Grenats n’ont pris que deux points en neuf journées, leur pire départ depuis 65 ans. Sous pression, Stéphane Le Mignan a tenté un coup en remaniant son onze, mais la soirée a tourné au cauchemar : le gardien Pape Sy, fautif sur une relance puis blessé, a dû quitter le terrain sur civière. « Il va mieux, mais il a subi une commotion importante », a soufflé un entraîneur visiblement affecté.
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Conscient de l’urgence, Le Mignan a déjà prévenu avant la réception de Lens : « On n’a pas le droit de refaire la même prestation à domicile. » Mais son avenir semble suspendu à un fil. « Le cas de Stéphane Le Mignan est secondaire, c’est le FC Metz qui compte », a déclaré, fataliste, le président Bernard Serin.
Deux entraîneurs désormais sur la sellette, qui joueront sans doute leur survie sur le banc dès cette semaine.
Par Kevin AKA


