
La huitième journée de Ligue 1 a offert un véritable feu d’artifice offensif. En neuf rencontres, 45 buts ont été inscrits, soit une moyenne de cinq réalisations par match.
Les affiches Marseille–Le Havre (6-2), Paris–Strasbourg (3-3) et Lorient–Brest (3-3) ont largement contribué à cette avalanche de buts. Même le traditionnel match du dimanche après-midi, souvent plus calme, a livré un beau spectacle entre Lens et le Paris FC, tout comme le multiplex du samedi, habituellement plus terne.
Les débuts de rencontres ont été particulièrement animés, avec cinq buts inscrits dans les vingt premières minutes à Rennes–Auxerre (2-2), Toulouse–Metz (4-0) et Lorient–Brest (3-3).
Seuls Nantes–Lille (0-2) et Angers–Monaco (1-1) ont fait baisser la moyenne, rappelant que la Ligue 1 n’a pas encore les allures offensives de la Bundesliga. Le record du nombre de buts sur une journée demeure celui de la saison 1949–1950, avec 55 buts lors de la cinquième journée.
Les buteurs en forme
Au Parc des Princes, Joaquín Panichelli s’est une nouvelle fois illustré. L’attaquant argentin du RC Strasbourg, impressionnant face à Paris, compte désormais sept buts en huit rencontres. Aucun joueur strasbourgeois n’avait démarré aussi fort en Ligue 1.
Il devance au classement des buteurs Mason Greenwood, auteur d’un quadruplé contre Le Havre. Grâce à cette performance, l’Olympique de Marseille retrouve la tête du championnat, une première à ce stade de la saison depuis dix ans, à l’époque de Marcelo Bielsa.
À Angers, le jeune Sidiki Chérif (18 ans) a inscrit son premier but en Ligue 1, offrant un léger répit à son club après une période difficile. Son but a également gâché les débuts de Sébastien Pocognoli sur le banc de Monaco.
Enfin, Théo Le Bris, fidèle à sa réputation, a marqué son deuxième but de la saison… face à un club breton, confirmant une drôle de coïncidence.
Des retours décisifs
De retour dans le onze lillois avec le brassard de capitaine, Benjamin André a relancé le LOSC en signant une victoire convaincante (2-0) à Nantes. Le club nordiste n’avait plus gagné depuis plus d’un mois, soit depuis son absence.
À Nice, Melvin Bard a, lui aussi, joué les porte-bonheur. Son but contre son ancien club, Lyon, a permis au Gym de confirmer son redressement. Statistique parlante : à chaque fois que Bard marque, Nice ne perd pas.
Lens et Toulouse confirment leur progression
Sans faire de bruit, Lens et Toulouse continuent leur remontée. Les deux formations enchaînent deux succès consécutifs et s’installent dans la première moitié du tableau.
Face au Paris FC et à Metz, les équipes de Pierre Sage et Carles Martínez Novell ont proposé un jeu dynamique et plaisant.
Pour Toulouse, il s’agit même de sa plus large victoire au Stadium depuis huit ans. La semaine prochaine, Lens recevra Marseille tandis que Toulouse se déplacera à Monaco — deux tests grandeur nature pour confirmer leurs ambitions.
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Les déceptions du week-end
L’automne s’installe, et avec lui, quelques signes de fatigue. Habib Beye a concédé un quatrième match nul consécutif avec Rennes, tandis que Matthis Abline, à Nantes, a encore manqué de réussite. L’attaquant a trouvé la barre à deux reprises face à Lille et reste toujours à la recherche de son premier but de la saison, malgré quatre montants touchés.
Le FC Metz, de son côté, traverse une période bien plus inquiétante : battu pour la quatrième fois consécutive à l’extérieur, le promu signe le pire départ d’un club de Ligue 1 depuis Dijon en 2020-2021. La suite de la saison s’annonce périlleuse.
Par Kevin AKA



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