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Roberto De Zerbi : « Je ne sais pas combien de temps, je pourrai encore entraîner »

C’est une sortie qui fait grand bruit du côté de l’OM. Roberto De Zerbi, l’entraîneur italien à l’origine de la métamorphose du jeu marseillais, a laissé entendre qu’il pourrait mettre sa carrière entre parenthèses dans un futur proche.

Dans un entretien accordé au Corriere della Sera, le technicien confie ressentir la lourde pression d’un métier qu’il juge « exigeant », et cite son modèle Jürgen Klopp comme exemple. « Il faut voir combien de temps je peux encore entraîner », a-t-il reconnu, conscient de la fatigue mentale que ce rôle impose.

Un impact fort depuis son arrivée à l’OM

Depuis son arrivée sur le banc marseillais, De Zerbi a su imposer une identité de jeu claire et séduisante. La saison dernière, malgré une belle deuxième place en Ligue 1 et un retour en Ligue des champions, l’OM peinait encore à développer un style cohérent.

Cette année, la transformation est visible : les Phocéens séduisent par leur jeu, leur intensité et leur discipline tactique. Un succès qui interroge désormais sur la capacité du club à préserver cette dynamique si son architecte venait à s’éloigner.

Une lucidité désarmante sur ses limites

Derrière cette réussite, De Zerbi laisse pourtant entrevoir une certaine lassitude. Marqué par son passage au Shakhtar Donetsk et par la guerre en Ukraine, il explique avoir revu sa vision du métier et ses priorités personnelles.

« La vérité, c’est qu’il me reste très peu de temps pour autre chose », confie-t-il. Et d’ajouter : « Je respecte peut-être plus Klopp comme homme que comme entraîneur. » Des mots qui traduisent un attachement au football, mais aussi une prise de distance avec l’intensité qu’il exige.

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« Je ne suis jamais heureux »

Malgré son plaisir à travailler avec ses joueurs, De Zerbi avoue éprouver des difficultés à savourer pleinement ses réussites. « J’ai du mal à apprécier quoi que ce soit, je ne suis jamais heureux », admet-il avec franchise.
S’il ne ferme pas totalement la porte au football, l’Italien imagine déjà une autre manière d’y contribuer, loin des contraintes et du rythme effréné du haut niveau.
Une réflexion personnelle qui pourrait bien pousser Pablo Longoria et Medhi Benatia à anticiper la suite du projet marseillais.

Par Kevin AKA

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Roberto De Zerbi, entraineur de l’OM

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