
Des débuts encourageants
Après l’élimination en Copa del Rey face à Albacete (3-2) lors de ses débuts, Arbeloa a enchaîné deux victoires convaincantes : 2-0 contre Levante en Liga et 6-1 face à l’AS Monaco en Ligue des Champions. Ces résultats, s’ils sont prometteurs, devront être confirmés sur la durée. Pour l’instant, l’ambiance morose au Bernabéu laisse place à un regain d’optimisme.
Un entraîneur proche de ses joueurs
Contrairement à certains qui le voient comme un intérimaire, Arbeloa semble avoir rapidement gagné la confiance de ses joueurs, souvent considéré comme le plus difficile à Madrid. Ancien latéral droit passé par Liverpool et la Casa Blanca, il adopte une posture proche de ses hommes, à l’image d’Ancelotti ou Zidane, loin de la distance qu’affichait Xabi Alonso.
Il n’hésite pas à encourager, motiver et soutenir ses joueurs même en cas d’erreurs, restant calme sur le bord du terrain et limitant les consignes strictes.
Une approche tactique classique
Sur le plan tactique, Arbeloa ne révolutionne pas le jeu. Il privilégie un 4-3-3 classique, avec une projection rapide vers l’avant dès la récupération. Les joueurs ont la liberté de créer, avec des corrections ponctuelles plutôt que des consignes strictes.
Les offensifs comme Vinicius Jr ou Franco Mastantuono semblent se libérer sous sa direction, bénéficiant de moins d’efforts défensifs que sous Alonso. « Je veux que Vinicius et Mbappé restent frais pour faire la différence », a expliqué le coach après la victoire contre Monaco.
Un pari risqué ?
Cette liberté accordée aux stars offensives pourrait coûter cher face à des équipes plus solides. Contre Monaco, Courtois a dû multiplier les interventions et la défense madrilène a montré des fragilités. Certains à Madrid craignent le retour d’une « république des joueurs », où les cadres du vestiaire imposeraient leur loi.
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Le vrai test arrive
Samedi, le Real affrontera Villarreal pour un premier choc sérieux de la saison. Cette rencontre donnera davantage d’indices sur la capacité d’Arbeloa à maintenir son équilibre entre liberté offensive et solidité défensive. Le suspense reste entier.

